Guide utile pour venir à bout d’une infection urinaire

Imprévisible, l’infection urinaire est une maladie qui peut toucher tout le monde, et plus particulièrement les jeunes femmes. Elle découle d’une infection qui se produit dans l’appareil urinaire au point de provoquer une inflammation. Plus connue chez le femme sous l’appellation de cystite, cette dernière se caractérise par une infection chronique et aigüe de la vessie. Mais d’autres formes d’infections urinaires existent.

Vous souffrez de cette maladie? Lisez notre guide pour mieux la comprendre. Quelles en sont les causes, les risques, les précautions à prendre mais surtout comment la soigner et prévenir toute récidive, on vous détaille tout!

Qu’est-ce qu’une infection urinaire ?

L’infection urinaire est une maladie qui touche majoritairement les femmes mais les hommes n’en sont pas pour autant à l’abri. Il s’agit d’une infection bactérienne qui affecte un organe de l’appareil urinaire. Cela peut être la vessie, l’urètre, les uretères, la prostate ou les reins.  L’infection urinaire de la femme est souvent liée à la vessie et à l’urètre. Les cas plus graves affectent les reins.

L’infection urinaire de l’homme quant à elle provient de la prostate.

Pour mieux comprendre, voyons de quoi se compose l’appareil urinaire. Il est composé d’organes et canaux ayant pour fonction de produire et d’évacuer l’urine. Chacun possède une fonction.

Le système urinaire

Le système urinaire

  • Les reins sont responsables de la fabrication des urines. Ils filtrent le sang afin d’éliminer les déchets tout en régulant les liquides corporels et la pression sanguine.
  • Les uretères sont de petits canaux qui autorisent le passage de l’urine des reins à la vessie.
  • La vessie est le réservoir d’urine.
  • L’urètre est un canal situé en-dessous de la vessie. Il permet d’évacuer les urines.
  • La prostate est une glande de l’appareil génital masculin située autour de l’urètre, sous la vessie.

Parfois assortie de douleur, l’infection urinaire est un problème gênant et incommodant. Il existe différentes formes d’infections urinaires aux conséquences et aux risques divers. Quel que soit le type d’infection urinaire, il convient de se soigner dès l’apparition des premiers symptômes.

Les 3 types d’infection urinaire

La cystite est la forme la plus connue d’infection urinaire mais il en existe 2 autres. En réalité, tout dépend de la localisation de l’infection au niveau de l’appareil urinaire. Voici quelques explications pour mieux comprendre ainsi qu’une illustration de l’appareil urinaire et du lieu d’infection suivant le type.

types d'infections urinaires
Source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/12/02/16221-comment-prevenir-infections-urinaires

La pyélonéphrite

C’est l’infection urinaire la plus grave, dans le sens où l’inflammation se situe au niveau du bassinet. Il s’agit de la cavité du rein qui recueille les urines. La pyélonéphrite est une complication d’une cystite suite à l’absence de traitement ou une négligence de soins. Une infection urinaire de ce genre touche notamment les femmes enceintes.

L’urétrite infectieuse

L’urétrite est une inflammation de l’urètre. Cette maladie infectieuse s’attrape la plupart du temps lors de rapports sexuels. Elle fait partie des infections sexuellement transmissibles (IST). A la différence de la cystite, l’urétrite est plus courante chez les hommes surtout les jeunes.

La cystite

La cystite est une infection bactérienne des urines contenues dans la vessieDans 90% des cas, elle est due à une bactérie située dans la flore intestinale, l’E. Coli, qui remonte et prolifère dans la vessie provoquant alors une inflammation de celle-ci. Pour des raisons anatomiques, cette forme d’infection urinaire frappe particulièrement la gente féminine. Le moindre obstacle qui gêne la vidange de la vessie est susceptible de causer une cystite. Plus il y a rétention d’urine, plus les bactéries se prolifèrent.

Les symptômes des infections urinaires

Il n’est pas toujours évident de reconnaître une infection urinaire. Les signes peuvent même être inexistants chez les personnes âgées. Globalement, les symptômes sont variés selon la forme d’infection urinaire.

La cystite infectieuse:

est due à une inflammation de la vessie. Elle se caractérise par des brûlures pendant les mictions. Le ou la patient(e) ressent éventuellement des besoins fréquents d’aller aux toilettes. Or, le volume global d’urine produit n’augmente pas. Une fois installé sur les cuvettes des WC ou devant l’urinoir, il arrive que l’émission soit de petites quantités. Les urines sentent mauvaises et sont parfois troubles et hémorragiques.

Des douleurs dans le bas-ventre ou pubis peuvent également se faire sentir et doivent inciter les concernés à consulter un médecin.

L'urétrite

L’infection de l’urètre ou urétrite présente les mêmes symptômes que ceux de la cystite.

La pyélonéphrite infectieuse

La pyélonéphrite infectieuse se traduit autrement. Parmi les signes généraux, on cite la fièvre. Elle peut s’accompagner de frissons et des douleurs lombaires en raison de sa situation ( les reins). Ce genre de cas constitue une urgence médicale.

Les hommes peuvent-ils contracter une infection urinaire?

Bien que l’infection urinaire, notamment la cystite, soit plus fréquente chez la femme, les hommes n’en sont pas pour autant à l’abri. Elle ne se manifeste cependant pas de la même façon. La raison en est que leurs appareils urinaires ne sont pas identiques à celui des femmes.

Le « problème » de l’anatomie féminine

différence système urinaire homme femme

L’urètre des femmes (2,5 à 4 cm) étant plus court que celui des hommes (20 à 25 cm), celles-ci sont davantage confrontées aux problèmes d’infection urinaire. De plus la position rapprochée de l’anus et de l’orifice de l’urètre chez la femme, permet aux bactéries E. Coli de plus facilement atteindre l’urètre. Le fait que ce dernier soit plus petit chez la femme, permet ensuite aux bactéries infectieuses d’atteindre plus rapidement la vessie et provoquer une cystite.

L’infection urinaire chez l’homme

Les hommes sont peu touchés par cette maladie infectieuse. Si celle-ci survient, elle est généralement due à une cause médicale sous-jacente, telle qu’une hypertrophie de la prostate. La vessie étant proche de la prostate, si le volume de cette dernière augmente, cela peut bloquer l’écoulement de l’urine. La vessie ne se vidant plus entièrement, de l’urine stagne et entraine une infection. Les troubles affectant la prostate sont ainsi la cause principale d’apparition de la cystite chez l’homme. La jonction du système urinaire et des organes reproducteurs expose en revanche l’homme à des infections de la prostate (ou des épididymes).

Qui sont les personnes à risque?

Certains sujets sont plus sensibles que d’autres à l’infection urinaire. Comme ce qui a été dit plus haut, les femmes sont plus touchées que les hommes. Toutefois, cela ne veut pas dire que toutes les femmes sont sujettes à l’infection urinaire.

  • Les femmes
  • De part leur anatomie, les femmes sont plus touchées par cette maladie infectieuse. L’anus et l’orifice externe de l’urètre étant rapprochés, les bactéries provenant du rectum pénètrent plus facilement dans le système urinaire. C’est pourquoi, certaines femmes ont des infections urinaires à répétition. Lorsqu’on utilise un diaphragme contraceptif, le développement d’une infection n’est également pas à exclure. Il en est de même pour l’usage de tampon lors du cycle menstruel.

  • Les femmes enceintes
  • Pendant la période de grossesse, le corps de la femme change. Dans un premier temps, le bébé va exercer de la pression sur le système urinaire. À cela s’ajoutent les hormones et les modifications chimiques qui interviennent. Les voies urinaires n’y échappent pas. La baisse urinaire est un premier signe qui devrait alerter les futures mamans. D’après les statistiques, une femme sur dix souffre d’une infection urinaire au moment de la grossesse.

  • Les femmes ménopausées
  • l’infection urinaire fait partie des désagréments de la ménopause. D’ailleurs, les problèmes urinaires tendent à se multiplier à ce stade. Les fuites urinaires qui résultent de la décontraction de l’urètre peuvent engendrer une cystite. La femme ménopausée voudra uriner plus souvent. Durant l’expulsion de la miction, elle va sentir des douleurs dans le bas du ventre. À la cessation des menstruations, bon nombre de femmes sont exposées à la vaginose, une infection vaginale bactérienne. En même temps, la baisse du taux d’œstrogène engendrée par la ménopause favorise les infections urinaires

  • Les personnes sondées
  • Dans sa fonction principale, la sonde est destinée à être introduite dans l’urètre. Elle est utilisée chez des personnes qui ne sont pas en mesure de se lever ou gravement malades. Certaines sont même obligées d’en porter une toute leur vie. Les bactéries vont remonter le long de ce tube souple pour se loger dans la vessie et, par conséquent, infecter les voies urinaires.

  • Les personnes diabétiques
  • Avec un taux de sucre élevé dans leur urine, propice au développement bactérien, la sensibilité aux infections est accrue. Les diabétiques font alors partie des personnes à risque.

  • Les personnes qui présentent une anomalie des voies urinaires
  • En plus de souffrir de calcul rénal et de divers troubles neurologiques, ces personnes peuvent facilement être atteintes d’infection urinaire.

  • Les personnes âgées
  • À partir du troisième âge, l’être humain est exposé à différents problèmes de santé. Les personnes qui sont hospitalisées, diabétiques, alitées et sondées deviennent obligatoirement des personnes à risque. D’ailleurs, presque la moitié des femmes et le quart des hommes âgés de plus de 80 ans sont sujets aux infections urinaires à répétition.


Quels sont les traitements en cas d’infection urinaire?

Suivant le type d’infection, et son importance, on peut recouvrir aux traitements médicamenteux et/ou aux traitements naturels.

Les traitements médicamenteux

Le traitement médicamental le plus prescrit en cas d’infection urinaire est l’antibiotique. En cas d’infection urinaire fréquente, à raison de 2 tous les 6 mois, l’antibiothérapie peut s’étaler sur des mois, mais à faible dose. Il en est de même pour les hommes qui présentent des problèmes chroniques de prostate. Cela augmente en effet le risque d’infection urinaire.

La durée du traitement et le choix de l’antibiotique prescrit vont dépendre du profile du patient et du site de l’infection. Pour un cystite, la ciprofloxacine est souvent recommandée. Il s’agit d’un antibiotique à large spectre qui a pour vocation de bloquer la croissance des enzymes nécessaires à la survie des bactéries, les principales sources d’infection.

Une brève hospitalisation peut parfois se justifier dans des cas sévères de pyélonéphrite.

Les traitements naturels

Certains traitements naturels à base de plantes, huiles essentielles, probiotiques ou fruits sont également très efficaces contre les infections urinaires. Ils peuvent également être utilisé en prévention ou pour éviter toute récidive. Parmi les plus connus, on peut citer la canneberge (ou cranberry). Les propriétés de ce fruit et de son jus sont reconnues en cas de cystite. Une consommation régulière permet de réduire le risque de récidive d’infection urinaire.

Il existe également d’autres traitement naturel à base de busserolthym, huiles essentielles, probiotique, etc…

Quels sont les risques d’une infection urinaire en l’absence de soins?

Certains patient tardent à traiter leur cas, ou ne prennent pas le temps d’aller chez le médecin, pensant que ça va passer tout seul. Pourtant, même si l’infection urinaire peut facilement se traiter, les risques sont élevés si elle n’est pas soignée.

  • En cas de retard thérapeutique, une infection urinaire peut continuer à évoluer et envahir les voies urinaires. Dans la majorité des cas, l’infection s’étend vers un rein et devient une pyélonéphrite. L’individu présente beaucoup de fièvre ainsi que des douleurs au niveau du dos et du flanc. Cette complication se traite par la prise d’antibiotique sur une durée prolongée.
  • Il se peut que l’infection urinaire s’aggrave au point d’entraîner une septicémie et une insuffisance rénale. Quel que soit le symptôme que le patient présente, il est important de consulter un médecin.
  • L’infection peut également provoquer un abcès du rein en le détruisant. Le risque ultime associé à une infection urinaire non traitée est l’insuffisance rénale terminale. La seule issue à cette maladie est l’hémodialyse qui consiste en une greffe d’organe.
  • L’autre complication possible chez le sexe masculin est la prostatine. Comme son nom l’indique, elle est provoquée par l’extension de l’infection vers la prostate. Les complications y afférentes sont la rétention aigüe d’urine due au blocage de la vessie et la dissémination de l’infection dans les testicules. C’est une maladie assez complexe à traiter car la prise d’antibiotique peut durer pendant des semaines.
  • Chez les femmes enceintes, toute infection est dangereuse pour la mère et le fœtus. Comme risque majeur, on évoque l’accouchement prématuré.