Pyélonéphrite

pyélonéphrite

La pyélonéphrite est la forme d’infection urinaire la plus grave. Elle est causée par une bactérie,   généralement de type Escherichia Coli, et provoque une inflammation des reins.

Les symptômes principaux d’une pyélonéphrite aiguë sont une fièvre élevée, des frissons, et douleurs lombaires. Il arrive même que le patient soit dans l’incapacité d’effectuer certains gestes en raison de l’inflammation.

Souvent, la pyélonéphrite résulte de la complication d’une cystite mal traitée ou tout simplement négligée. Quand l’infection des reins devient sévère, le patient doit être hospitalisé en urgence.

Quand les bactéries attaquent les reins

infection des reins
By CNX OpenStax [CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0)], via Wikimedia Commons
Les reins situés en haut du dos sont envahis par des bactéries entraînant ainsi une infection. Pour mieux situer ces organes, on dira tout simplement qu’ils sont plaqués contre la paroi postérieure de la cavité abdominale. Ils ont pour vocation de filtrer le sang d’une capacité de 180 litres par jour. Cette filtration permanente et vitale va produire notre urine.

Ensuite, les urines sont accueillies dans le bassinet ou pyélon, d’où l’origine du terme pyélonéphrite. Pour arriver jusqu’au réservoir d’urine qu’est la vessie, ils passent par les uretères. L’urètre assure ensuite l’écoulement des urines.

 

Comment le rein s’infecte-t-il ?

La plyélonéphrite survient lorsque des germes pathogènes, dans 80% des cas l’E.Coli, s’introduisent dans le méat urinaire, remontent les voies urinaires jusqu’à atteindre les reins. Ils se développent alors et provoquent une infection. En général, ces bactéries provoquent d’abord une inflammation de la vessie (cystite), ce qui explique les brûlures au moment d’uriner. En l’absence de traitement de la cystite infectieuse, les bactéries se développent et remontent esnuite jusqu’au reins. La cystite se transforme alors en pyélonéphrite. C’est pourquoi il est important de traiter la cystite dés le premier stade d’infection.

Cependant, en situation normale, le système urinaire est couramment exposés à des germes pathogènes. Des facteurs de risques favorisant l’expansion de l’infection jouent donc un rôle décisif dans la survenue d’une pyélonéphrite. Dans l’ensemble, tous ce qui favorise la survenue d’une cystite va accroître le risque de pyélonéphrite (grossesse, baisse du flux urinaire, diabète, hyperplasie de la prostate, etc…)

Mais il existe également d’autres facteurs de risque spécifiques comme par exemple l’anomalie de l’appareil urinaire. Par exemple, l’étroitesse entre le pyélon et l’uretère empêche l’urine de circuler normalement. Cette malformation implique alors une opération appelée pyéloplastie. Le but est d’élargir la jonction.

La constipation prolongée est aussi une autre cause probable. La rétention de selle favorise le passage des bactéries dans les voies urinaires.

Diagnostic et personnes à risques

La pyélonéphrite n’épargne personne. Tout le monde peut être touché. En revanche, suivant votre profil, elle sera dite de type simple ou compliqué.

1. Tout d’abord, un interrogatoire sur les symptômes ressentis et vos antécédents éventuels d’infections urinaires permettra à votre médecin de déterminer la prise en charge de la maladie.

Ainsi, on considère la pyélonéphrite comme simple chez une femme jeune (moins de 60 ans) qui n’est pas enceinte, n’a pas d’antécédents récents d’infection urinaire et qui n’a pas de pathologies associées telle que le diabète ou une pathologie affectant l’immunité.

En revanche, la pyélonéphrite est dite compliquée dans les cas suivants: enfant de moins de 18 mois (risque de complication élevé chez le nourisson), l’homme (indique souvent une maladie sous-jacente), la femme enceinte (la grossesse augmente le risque de complication), les adultes ayant subi une intervention de chirurgie au niveau des voies urinaires, la femme dont l’infection est récidivante (risque de résistance bactérienne aux antibiotiques)

2. Après cet interrogatoire, votre médecin pratiquera une analyse de l’urine appelée ECBU (examen cytobactériologique des urines). Ce dernier permet de déterminer la souche bactérienne en cause. Il est généralement complété par un antibiogramme qui permettra de déterminer la sensibilité de la souche bactérienne à différents antibiotiques. Ceci permettra d’adapter le traitement.

3. Pour finir, votre médecin vérifiera que vous ne souffrez pas d’anomalie ou d’une malformation au niveau du système urinaire.

Les symptômes de la pyélonéphrite

Les signes évocateurs de ce type d’infection urinaire sont complexes. Les symptômes principaux d’une pyélonéphrite aiguë sont:

  • une fièvre élevée,
  • des frissons,
  • des douleurs abdominales et lombaires,
  • de la diarrhée,
  • des nausées et vomissements,
  • une intense fatigue.

Il arrive même que le patient soit dans l’incapacité d’effectuer certains gestes en raison de l’inflammation. Il peut arriver que des symptômes de la cystite se fassent sentir, comme des douleurs lors de la miction, des urines troubles, ou une augmentation de la sensation de devoir uriner (Pollakiurie),etc..

Une forte fièvre (39 et 40°C de température) apparait souvent subitement chez le malade.  Les sueurs et les frissons pourraient être associés à des décharges septiques. Les douleurs abdominales et lombaires qui sont très révélatrices.

Si un adulte se plaint de douleurs atroces dans le bas du dos, il s’agit bien d’une pyélonéphrite.

En revanche, le diagnostic est plus délicat chez les enfants. Au premier abord, il peut se manifester par des états grippaux.

Que faire en cas de pyélonéphrite ?

En cas de pyélonéphrite aigüe, la première chose à faire est de consulter un médecin. Si la victime est un enfant, autant se rendre directement aux urgences.

Les traitements imposés par le corps médical sont importants. Comme la pyélonéphrite nécessite une hospitalisation de 5 jours, l’antibiothérapie se fera par voie intraveineuse, le temps de trouver la cause et de déterminer l’impact de l’infection sur les reins. Dans ce contexte, on dit qu’elle a tendance à laisser des cicatrices définitives.

À la sortie de l’hôpital, la prise d’antibiotique se poursuivra pendant 10 jours, mais par voie orale. Pour rechercher d’éventuelles cicatrices, le médecin proposera une échographie des reins, six mois après le traitement.

Une malformation des organes nécessite habituellement une opération chirurgicale au niveau des uretères. L’intervention de drainage est une autre forme de traitement chez l’adulte. Par contre, l’intervention chirurgicale ne sera pas immédiatement évoquée chez l’enfant. On va attendre que ses urètres se reforment de façon naturelle. Dans le cas échéant, le chirurgien va réaliser une incision au niveau du bas-ventre, comme une césarienne, afin d’ouvrir la vessie et d’atteindre les conduits urinaires.

La pyélonéphrite est-elle contagieuse?

Les personnes qui ont une activité sexuelle régulière sont vulnérables aux infections urinaires. Un aspect qui inquiète les patients est donc la contagion de la pyélonéphrite.

La pyélonéphrite n’est cependant pas contagieuse, ou du moins vous ne risquez pas d’attraper cette maladie directement suite à une relation sexuelle non protégée. Elle fera généralement suite à une cystite non soignée ou négligée.