Urétrite: origine et symptômes

uretrite

Comme son nom l’indique, l’urétrite est une inflammation de l’urètre, le conduit qui relie la vessie au méat urinaire. Cet orifice permet l’écoulement des urines. Une inflammation urinaire à ce niveau peut dés lors constituer un obstacle pour la miction. Il s’en suit dés lors des douleurs au moment d’uriner. Contrairement à la cystite qui touche principalement les femmes, l’urétrite touche majoritairement les hommes. Les femmes ne sont pas pour autant épargnées.

 

Comment attrape-t-on l’urétrite ?

Comme indiqué précédemment, l’urétrite est ,au même titre que la cystite, une infection urinaire. Alors que la première est localisée au niveau de la vessie, la seconde se situe au niveau de l’urètre.  Ces deux infections peuvent parfois être complémentaires chez la femme. Les personnes qui souffrent d’une cystite peuvent ainsi être exposées à une urétrite. Cependant l’urétrite touche majoritairement les hommes. La cause est souvent liée à un rapport sexuel non protégé. Elle constitue d’ailleurs la manifestation la plus fréquente d’une infection sexuellement transmissible chez les hommes (IST). La transmission du germe survient lors des relations sexuelles par contact avec le vagin, le pénis, la bouche ou l’anus d’une personne infectée. L’échange de liquides biologiques qui a lieu lors du contact des muqueuses en est la cause.

Il est rare que l’urétrite soit provoquée par d’autres facteurs et elle se manifeste surtout chez l’homme jeune.

Elle est connue sous d’autres appellations, à savoir la blennorragie et la chaude pisse. Ce terme est plutôt évocateur par rapport à la douleur mictionnelle infligée au patient. Une autre expression désigne l’urétrite de l’homme : pisser des lames de rasoir.

 

Les signes apparents d’une urétrite

L’urétrite est une infection très fréquente qui fait des millions de victimes chaque année, à l’échelle planétaire. Le principal symptôme est une douleur vive qui persiste lors de la miction. Elle est comparable à des brûlures ainsi qu’à une irritation au niveau du méat urinaire. Le patient ne manquera pas de remarquer ces douleurs urétrales, d’autant plus qu’il aura constamment envie d’uriner. Pourtant, la quantité émise sera relativement faible. Cette pathologie est donc la source des troubles de la miction et d’un prurit qui se caractérise par des démangeaisons cutanées et des picotements au niveau de l’urètre.

Chez l’homme, la contamination est perceptible au bout de 2 à 6 jours. Quant à l’écoulement purulent, il apparait indépendamment de l’émission d’urine et de l’éjaculation. Selon les rapports sexuels pratiqués, des douleurs et des écoulements peuvent se manifester au niveau de l’anus et du rectum.

Les signes ne sont pas exactement les mêmes chez l’homme et la femme.

  • Chez la femme :

Des leucorrhées que l’on reconnaît sous le nom de pertes blanches peuvent apparaître chez la femme. Il y a aussi la dyspareunie, une douleur ressentie pendant le rapport sexuel.

  • Chez l’homme :

Chez le sexe opposé, une urétrite entraîne un écoulement urétral spontané en dehors des mictions. Cela peut être un écoulement purulent jaunâtre ou blanchâtre parfois hémorragique.

 

Bien que ces symptômes soient pour la plupart révélateurs, l’urétrite peut être aussi asymptomatique, c’est-à-dire qu’aucune partie n’est endolorie. En effet, les spécificités varient en fonction des germes responsables.

 

L’urétrite d’origine infectieuse

Dans la majorité des cas, l’urétrite est d’origine infectieuse, soit une infection génitale basse. Elle apparaît à la suite d’une infection sexuellement transmissible, telle que la chlamydia, un germe pathogène. Pour la chaude pisse, la gonorrhée en est la cause, plus précisément la bactérie Neisseria gonorrhoeae. En ce qui concerne la trichomonase, le parasite responsable est le Trichomonas vagilis.

 

L’urétrite non infectieuse

L’urétrite peut aussi être causée par une infection virale (certaines mycoses, tuberculose… ).

Si l’inflammation est traitée à temps, le risque de complication est limité. Dans le cas contraire, elle peut s’étendre et devenir une urétrite aigüe pouvant provoquer une urétrite chronique, une sténose urétrale et un rétrécissement de l’urètre.

D’autres inflammations sont probables :

  • l’endocervicite qui se développe dans la paroi interne du col de l’utérus
  • l’endométrite ou inflammation de l’endomètre
  • la salpingite, une inflammation des trompes utérines, aussi connues sous le nom de trompes de Fallope.

Si les inflammations se présentent chez l’homme, l’urétrite sera associée à :

  • l’épididymite, inflammation du conduit reliant le testicule à la prostate
  • la prostatite, inflammation de la prostate.

Les traitements antibiotiques

Le diagnostic repose sur un prélèvement bactériologique de l’écoulement urétral ou du premier jet urinaire. Si la bactérie gonocoque est bien le responsable, un traitement approprié sera prescrit par le médecin. Il sera en mesure de soigner plusieurs infections, dont le gonocoque et la chlamydia.

Pour la gonorrhée, l’administration d’une seule injection ou d’un seul comprimé suffira. Plus précisément, ce sera un traitement minute également qualifié de monodose. Il permet d’éviter les complications ainsi que la contamination des partenaires sexuels. Même en l’absence de symptômes, ces derniers devraient songer à suivre une cure car ils sont potentiellement atteints.

Si la chlamydia est à l’origine de l’urétrite, le patient peut suivre un traitement à base d’azithromycine et de doxycycline. Sinon, le nom de l’antibiotique contre la bactérie Trichomonas vaginalis n’est pas indiqué.

Les facteurs de risque sont relatifs aux rapports sexuels. Tout d’abord, il y a la négligence de condom, la sodomie, les partenaires multiples et les antécédents d’IST. Les personnes qui affichent un comportement à risque peuvent faire un test auprès d’un centre de dépistage. Sur certains sites spécialisés, il est même possible de demander un traitement en ligne, si le diagnostic s’avère positif.